Est-il encore sombre la nuit ? En Suisse, la surface bénéficiant de l’obscurité nocturne a diminué de 16 points de pourcentage entre 2014 et 2020.
Une lumière artificielle excessive la nuit peut, selon l’OFEV, avoir des impacts négatifs importants sur l’environnement : la diminution des insectes, la perturbation des habitats des animaux nocturnes tels que les chauves-souris, les grenouilles ou les amphibiens ainsi que la désorientation des oiseaux migrateurs et des poissons comptent parmi les conséquences les plus fréquentes. Les plantes sont également affectées – par exemple, les arbres éclairés par l’éclairage public perdent leurs feuilles plus tard en automne, ce qui les rend plus vulnérables aux dégâts causés par le gel. Chez l’humain, un éclairage nocturne excessif peut aussi entraîner des troubles du sommeil. Une analyse régionale des données pour la période 2014 à 2020 montre des différences marquées : particulièrement dans le Jura et le Plateau, il n’y a de plus en plus plus de surfaces bénéficiant de l’obscurité nocturne. Ainsi, la part des surfaces sombres dans le Jura est passée de 48 points de pourcentage à 22 points de pourcentage, et dans le Plateau de 23 points de pourcentage à 5 points de pourcentage. Une diminution est également observée dans les régions alpines :